Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 16:17

 

De Gilles Legrand

Avec Niels Arestrup, Lorànt Deutsch,PatricChesnais

 

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"Je fais souvent partie du décors, rarement du programme". 

Malgré ces efforts répétés, Martin se fait sans cesse humilier par son Père. Propriétaire d'un prestigieux vignoble, ce dernier pense qu'il n'aura  jamais le talent pour faire prospérer le domaine. Désireux de bien faire mais prisonnier de cette situation, Martin n'est pas près à se laisser manipuler impunément.

 

 

 

 


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Point de vue

D'emblée, le spectateur est immergé dans cette relation conflictuelle sans issue, quand un incident brutal ouvre une brèche dans le récit. Le scénario va droit au but à travers des dialogues d'une rare violence. Les acteurs, très convaincants, rendent toutes la tension de l'intrigue. Niels Alrestrup n'en fini plus d'approfondir son personnage sombre et abject. Par opposition, Lorànt Deutsch apporte toute son humanité et sa fragilité. Un bon film où l'on reste sur sa fin. Le suspense croissant laisse entrevoir, à l'image d'"Avant l'aube" une chute vertigineuse qui n'arrivera pas. On ne gâche toutefois pas son plaisir de voir un film français dont le sujet sort des sentiers battus, dans un vignoble qui plus est, fait rarissime depuis Ridley Scott et son film "Une grande année".

Par cinéfilm
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 17:29

De Woody Allen

Avec Owen Wilson et Rachel McAdams, Marion Cotillard

   

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Bien assis dans notre fauteuil, la lumière s’éteint, la magie commence. En introduction, de très beaux plans fixes de la ville de Paris défilent les uns après les autres. Un couple d’Américains passe quelques jours dans la capitale avant leur mariage. Gil (Owen Wilson, déjà excellent dans le film « Comment Savoir » de James L Brooks) est amoureux de cette ville, pour lui synonyme de rêve et berceau des artistes d’une époque révolue. Sa femme Inez (Rachel McAdams) ne partage pas ses points de vue, ni ses aspirations. Qu’à cela ne tienne, Gil va se laisser embarquer dans le Paris dont il a toujours rêvé.

 

 

 

 

Point de vue

 

Woody Allen et son regard moqueur dépeint les errances de son personnage principal avec beaucoup d’humour et de bienveillance, prenant le contre-pied de ses œuvres plus noires ou cyniques ( « Match Point », « Le Rêve de Cassandre », Vous allez rencontrer un sombre et bel inconnu »…).

 

Le spectateur se laisse ainsi porter par cette histoire légère, dotée d’une image sublime et d’une musique jazzy qui colle parfaitement à cet univers. Un conte où l’imaginaire prend le pas sur la réalité. On pourrait regretter que le réalisateur ne présente pas les personnages rencontrés par Gil de façon plus fouillée. Ils ne sont en effet que la projection des clichés que le spectateur s’en fait. Cette impression est sitôt effacée si l’on accepte que cette vision correspond à celle du héros égaré.

 

Courrez donc voir le dernier film de Woody Allen pour vous évader et apprécier d’autant plus vos balades d’été dans un Paris fantasmé.

Par cinéfilm
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 13:12

Sotie le: 24/02/2010

De Martin Scorcese

Tiré du roman de Dennis Lehane
avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Michelle Williams, Ben Kingsley.

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Année 1954, le tonnerre gronde, la mer se déchaîne, la tension se fait sentir dès les premières minutes du film. Nous entrons sur les terres d'un centre de détention pour malades mentaux, des fous dangereux. Le ton est donné, la musique accompagne cet état de folie permanent. Dans tout ce vacarme, deux policier mènent une enquête sur la disparition d'une détenue. Ces policiers sont obstinés, ils finiront bien par découvrir la vérité! Le personnel médical semble prendre un malin plaisir à cacher des éléments essentiels à l'avancé de l'enquête. Qu'à cela ne tienne, le marshal Teddy Daniels n'est pas prêt à se laisser manipuler et va employer tous les moyens pour y parvenir avec l'aide de son acolyte.

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Point de vue:

Lorsque l'on entreprend de suivre un film de Scorcese, il faut se laisser déambuler dans les couloirs qu'il a balisé pour le spectateur et ne surtout pas chercher à déceler une quelconque signification aux images, avant que la conclusion ne nous parvienne. Son but n'est pas de nous faire réfléchir pendant, mais plutôt à la fin du film. D'une part le film ne nous en laisse pas le temps, tellement il est survolté, d'autre part, l'intérêt du film n'est pas dans sa révélation mais plutôt dans le cheminement qui y conduit. La réflexion pourra être menée une fois le film terminé.

Comme toujours avec Scorcese, la mise en scène est grandiose et Di Caprio excellent. Même si, dans mon cas une grande partie de l'intrigue était décelée dès les cinq premières minutes du film (ce qui pour un spectateur occasionnel des salles de cinéma ne devrait pas se produire, rassurez vous), le déroulement de l'histoire ne m'a pas du tout gêné, bien au contraire. On ne peut s'empêcher d'être emporté par l'angoisse ressentie par le héros et son impuissance face à l'incompréhension des événements de l'île et à la manipulation dont-il semble faire l'objet. Le héros est totalement schizophrène et porté par une volonté sans limite de découvrir la vérité, le spectateur va l'accompagner jusqu'au bout dans cette découverte. 

La conclusion est à ce titre absolument bien amenée et ne tombe pas comme un cheveux sur la soupe car l'auteur nous laisse le temps de reprendre nos esprits après un certain choc scénaristique. Les personnages du film se dessinent progressivement et la justification des événements termine par achever le spectateur. On est enfin en mesure de se défaire des liens qui nous enchaînait pendant l'exploration de l'enquête grâce à sa résolution.

Pour terminer, les second rôle sont tous géniaux et servent à merveille la compréhension de l'univers particulier de ce centre de détention perdu au milieu de nul part.

Si vous ne l'avez pas encore vu courrez y au plus vite!


 

Par cinéfilm
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 15:29

Sortie le 11/O9/2009

De Xavier Giannoli

avec François Cluzet, Emmanuelle Devos, Gérard Depardieu.

a-l-origine.jpgPhilippe Miller (François Cluzet), l'antihéros du film, ère de ville en ville, sans but ou presque, à la recherche de l'argent facile. Il se fait passer pour ce qu'il n'est pas et en profite pour voler son prochain sans se faire remarquer. Peut être ne sait t'il même pas qui il est, il a perdu son identité, sa raison de vivre.

Son périple l'amène à s'arrêter dans une ville du nord de la France ou la construction d'un chantier d'autoroute avait été arrêté suite à des protestations d'associations de sauvegarde de la nature. En effet une colonie de scarabées avait élu domicile à cet endroit. Il fut donc impossible de construire cette autoroute. Philippe, deux ans plus tard, tombe sur le chantier déserté et feint d'en reprendre les reines afin de 
soutirer un maximum d'argent. Sans le vouloir, il va se retrouver pris dans le piège qu'il a lui même commencé à tisser.


lien dailymotion


Point de vue:

Dans cette ville triste où rode le chômage, chacun commence à reprendre espoir avec l'arrivée de cet homme. Alors, pourquoi partirait-il si tôt alors que les gens du village le prennent pour le messie? Il va, en plus pouvoir s'en mettre plein les poches! Philippe ne dit rien ou presque, ne fait rien ou presque, et pour cause, il n'est pas chef de chantier et n'y connais rien. Aucune importance, les villageois vont se charger de faire le travail à sa place. Lui, aura juste à faire semblant de maitriser la situation et de jouer son rôle de chef de chantier. On le soupçonne cependant de ne pas être fiable, certains pensent que ce n'est qu'un "pauvre type". Aucune preuves tangibles ne permettent aux ouvriers de certifier l'existence d'un groupe pour lequel Philippe est censé travailler. Le "piège", les villageois et ouvriers préfères ne pas le voir. Leur joie soudaine de reprendre goût à la vie occulte totalement tout discernement.

On dit que l'amour rend aveugle, ici c'est le bonheur de se sentir revivre grâce au travail. Philippe va profiter de la situation mais partagera aussi se sentiment de renaissance et de reconnaissance. Il se sent, pour la première fois de sa vie, utile et source d'espoir pour ces villageois. Et cet espoir que l'on met en lui, il  le rendra quoiqu'il en coûte. Il a maintenant un but et rien ne l'arrêtera, il se fera violence pour aider ces gens et s'aider lui même.

François Cluzet est véritablement magistral dans ce rôle du type complètement à l'ouest et désemparé. Son évolution personnelle est progressive et ne se fait sentir que par la suggestion et non par une démonstration appuyée. Une grande partie du film tient, grâce à la mise en scène de Xavier Giannoli dont la caméra semble spectatrice/complice (j'ai bien dit semble...) des agissement de Philippe. Puis tout en nuance, elle choisit de l'accompagner dans sa folie, dans son enthousiasme et dans ses peurs. La grande force du film est, pour terminer, de nous impliquer totalement dans l'histoire, dans le ressentit des villageois et dans la détresse de l'acteur principal, le tout accompagné de la belle musique de Cliff Martinez. Les seconds rôles sonnent tous juste et l'on ressent de l'empathie pour chacun.

On est embraqué dans l'histoire du film et ces personnages et on reste hypnotisé par la mise en scène. Certaines critiques le jugent trop lent ou esthétisant. Et oui, on est dans un film introspectif, pas un film d'action!

Le seul bémol que j'aurais pu émettre est que l'histoire semble manquer de crédibilité dans la manière dont elle est amenée dans le déroulement du récit. Tout semble trop facile, trop "servis sur un plateau". Pourtant, la romance ne s'éloigne à mon avis pas tellement de la réalité. Xavier Giannoli souhaitait tourner cette histoire depuis 10 et a rencontré la personne dont est tiré ce film. Les faits sont donc retranscrit au mieux, bien que romancés. Il faut bien reconnaître que même si certaines situations paraissent invraisemblables (le regard du spectateur), il ne faut pas oublier que, bien souvent, comme dans la vie "plus c'est gros plus ça passe"

Ce film mérite vraiment de rentrer dans le palmarès des césars aussi bien pour son acteur principal et pour la mise en scène, que pour celui du meilleur espoir masculin Vincent Rottier (sacré concurrence avec le jeune acteur du film "Welcome" quand même!).

Bientôt les résultats! J'ai confiance!

Par cinéfilm
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 15:00

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